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  • Blagnac Rugby

LES 10 ANS DU BOUCLIER Episode 3

SANS AUCUN DOUTE #5

L’aventure commence le 28 septembre 2009, avec une semaine de retard les Blagnacais débutent enfin le championnat. Le week-end passé, le déplacement à Mouguerre avait été reporté à cause de fortes intempéries. Les hommes du duo Costes-Carbonneau ont des fourmis dans les jambes pour la réception de Castelsarrasin. La Dépêche du Midi ne se trompe pas au moment de titrer sur la victoire inaugurale, on peut lire : « Blagnac frappe fort d’entrée ».

Un succès 22-9 ouvre le bal et dans un match totalement maitrisé, Bassaber, Patey et Culinat marquent les trois seuls essais le tout bonifié par la botte de Romain Fuertes titulaire à l’ouverture. Le BSCR parvient ensuite à s’imposer face à Boucau Tarnos puis la dynamique s’arrête nette. A Ernest-Argelès L’Isle-Jourdain, « la bête noire », freine l’élan haut-garonnais (22-26). Breton, Tekassala et Egea s’illustrent durant le match mais le groupe tombe dans le piège gersois. Trop de fautes commises et le buteur Lislois, Boy, se montre sans pitié. Les coéquipiers de Nejmi Kara réagissent immédiatement en signant trois victoires de rang à Montréjeau, face à Hendaye et à Habas.

Cependant l’Histoire semble se répéter… Blagnac serait-il touché par un syndrome gersois ? A Gimont, la deuxième défaite de la saison est enregistrée (16-10). Néanmoins là où la plupart des équipes auraient commencé à douter, dirigeants, entraineurs et joueurs restent totalement confiants. « Quand j’ai fait le point avec Arnaud et Olivier sur les points forts et faibles de l’équipe à ce moment, il a été impossible de trouver des faiblesses », se rappelle le capitaine Kara. « Certes on avait fait des erreurs mais même ces deux défaites n’ont rien remis en question », glisse le puissant deuxième ligne sûr de la force de l’effectif. « On avait senti un petit relâchement à ce moment », note toutefois Olivier Carbonneau avant d’ajouter, « honnêtement ce n’était rien de grave, ça vivotait un peu alors on a remis un petit coup de pression notamment en punissant les joueurs avec des séances de physique supplémentaires et ce petit rappel à l’ordre a payé ». Un constat partagé par le compère de banc de l’ancien Toulousain, « on leur a dit que la saison était longue et que ces deux revers n’étaient pas si graves, le projet de jeu commençait à bien fonctionner et sans jamais paniquer on a dit aux garçons de se libérer, de jouer encore plus et d’éprouver du plaisir sur le terrain », assure Arnaud Costes.

PLUS RIEN N'ARRÊTE BLAGNAC #6

Quelques tours de terrain plus tard les Caouecs sont revigorés et prouvent que la « punition » a eu l’effet escompté en dominant Nafarroa avant de rapporter dans la foulée un précieux succès de Bagnères-de-Bigorre. Matchs après matchs, Blagnac s’installe au sommet de la poule, passe 50 points à Mouguerre histoire d’afficher la puissance de son pack et la vitesse de ses trois-quarts. La première ligne Mensan, Rodriguez et Tekassala broie complétement les Basques et Jean-Baptiste Meurin signe un véritable exploit en inscrivant 4 des 8 essais blagnacais.

Un nul est concédé à Castelsarrasin la journée d’après mais la locomotive de la poule 7 tourne à plein régime et le Boucau Tarnos subit le même sort que ses voisins basques. Un succès 51-13 preuve de la profondeur abyssale du groupe que l’on pourrait résumer en : on ne prend pas les mêmes mais on recommence. Lors de ce match les bourreaux se nomment Marchand, Jouve et Ntamack pour les avants, Berberian, O’Brien, Egea chez les trois-quarts. Ce Blagnac haut-de-gamme avance fièrement et en toute décontraction vers le premier choc de cette année 2010 face à Lombez-Samatan, deuxième du classement.

Prévue initialement au début du mois de janvier, la venue du principal rival avait été décalée au 7 février 2010, dommage car à une semaine près cela tombait le jour de la Saint-Valentin. Pour les embrassades on repassera surtout que ce deuxième mois de l’année va être tout sauf le mois de l’amour pour les Blagnacais. Comme annoncée, la rencontre face à Lombez-Samatan vire à l’affrontement physique. Les trois-quarts se gèlent tandis que les avants se régalent au beau milieu d’une bataille quasi médiévale. Ce coup-ci qu’importe la manière, Blagnac s’impose 13-6 et devient officiellement le favori à la montée, comprenez plutôt le club à abattre. A ce moment, Blagnac n’a pas encore compris ce que cette appellation signifiait et le déplacement tant attendu à L’Isle-Jourdain arrive à point nommé.

Bientôt la suite...

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