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Le récit de Blagnac - VRDR : « on lâche rien ! »

C’est dans les habitudes de la maison de donner aux spectateurs du stade Ernest-Argelès du suspense, du spectacle. Il faut le dire, cette saison, Blagnac est le club-roi en matière de retournement de situation. Ce match face au VRDR fut, une nouvelle fois, la démonstration parfaite de ces dires. Une équipe téméraire, et qui, de nouveau, s’est surpassée pour accrocher quatre points miraculeux face au monstre drômois. Plus que jamais, le mot d’ordre « on lâche rien » n’aura jamais aussi bien défini ce que les Caouecs nous ont proposé samedi. Voici le récit d’un match qui restera gravé dans les têtes.


Il est 17h lorsque les premiers supporters garnissent les gradins et les buvettes du Ernest-Argelès. Cette date du 5 mars était cochée depuis bien longtemps par les fans du ballon ovale. La réception de Valence Romans, fraîchement rétrogradé de Pro D2 et grandissime favori à la montée, devait aboutir à une rencontre pleine de promesses. Un temps légèrement pluvieux, frais, une pelouse grasse. Une minute d’applaudissements en soutien au peuple ukrainien, et le coup d’envoi est donné par les Damiers aux Ramiers.


Le début de match est catastrophique pour nos joueurs. Première minute et Romans nous dévoile sa faculté à transpercer les lignes. Un peu plus de soixante secondes de jeu et Giresse, l’ailier du VRDR, aplatit le premier essai pour les siens. Entame cauchemardesque pour des Caouecs qui doivent se racheter après la claque reçue à Suresnes six jours auparavant. Les deux équipes se rendent coup pour coup, et on sent Blagnac capable de rivaliser, malgré la répétition des séquences offensives drômoises. Vingtième minute, Seunes écope d’un jaune pour un placage jugé dangereux par l’arbitre. Si Vernetti passe les trois premiers points pour les siens à la 24’, il est coupable trois minutes plus tard d’une faute de main à quelques centimètres de sa ligne d’en-but. Une erreur que bonifie immédiatement Pauvert, qui aplatit entre les perches. Vernetti (encore lui) permettra à Blagnac de revenir à la demi-heure avec un nouveau coup de pied bien botté. À la mi-temps, Blagnac est mené, mais reste au contact du VRDR, 6 - 12.


Retour des vestiaires, rapidement, les premiers changements se font. Blagnac campe littéralement dans la moitié de terrain des Drômois qui peinent à s’en sortir. Pourtant, c’est bien l’ouvreur des visiteurs, Price, qui inscrira les premiers points de la seconde période, au pied. Dans les gradins, on se dit que le bonus défensif serait déjà une belle récompense pour nos valeureux caouecs, qui cherchent à contourner les lignes adverses. Baptiste Brun, fraichement entré sur le pré, donne trois points de plus à Blagnac à la 78’. Le début d’une fin de rencontre de folie.


On entre dans les arrêts de jeu quand le VRDR joue sa dernière possession. Blagnac est pénalisé et les Drômois, joueurs, vont en touche dans les 5 mètres pour tenter d’obtenir le point de bonus offensif. Une bonne défense blagnacaise et un ballon chipé, ça part de là ! Les entrants Piffero puis Pelmard, entre autres, lançent la révolte à la main et grattent de précieux mètres dans le camp blagnacais. L’arbitre pénalise les visiteurs, et Vernetti, de son pied gauche, trouve une touche monstrueuse chez les visiteurs. Un lancé bien maitrisé et une première « salade » qui met à mal les avants du VRDR, de nouveau pénalisés. Lalevee, pilier gauche, est sanctionné d’un jaune, et Blagnac retourne en touche à cinq mètres de l’en-but. Le public gronde, la tension est palpable, d’autant plus lorsque Ponsole s’élève pus haut que tout le monde sur ce dernier lancé signé Piffero. Nouvelle « salade », Blagnac est inarrêtable. À nouveau fautifs, les Drômois ne se relèveront pas, et l’arbitre accorde un essai de pénalité aux Caouecs avant de siffler le coup de sifflet final. Blagnac s’impose 16 - 15 au terme d’un finish que seuls les hommes du duo Fuertes - Escribano peuvent nous offrir. L’explosion de joie commune des joueurs sur la pelouse, du banc ainsi que du public nous rappelle à quel point le sport est vecteur d’émotions que lui-seul peut apporter. Bravo aux Caouecs et à l’ensemble de ses supporters qui, unis, ont mis en échec les Damiers.


Enfin, nous souhaitions dédier cette victoire à notre deuxième ligne Nikita Bekov, dont les derniers jours n’ont pas été de tout repos.

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